Description
Autoportrait sur fond rose – le tableau nommé d’après son mur
Le peintre est tête nue, la tête tournée vers la droite. Le crâne est haut et chauve, des cheveux sombres restent sur les côtés et derrière, la grande oreille gauche est découverte, et la mâchoire est couverte d’une épaisse barbe sombre. La moitié inférieure est occupée par une veste presque noire, sur laquelle passe une écharpe brun-rouge. Derrière lui, sur près de la moitié de la surface, un mur rose brique avec de grandes formes enroulées d’un crème pâle, posées en touches lâches. La toile mesure 66 x 55 cm, date d’environ 1875 et est conservée au musée d’Orsay à Paris. Elle naît sous le pinceau, non sous l’imprimante : un tableau peint à la main sur toile, huile sur toile, couleurs en plusieurs couches.
Douze noms, et trois seulement parlent du mur
Le catalogue raisonné indique douze titres différents pour cette toile. Neuf disent seulement qui est sur le tableau : Autoportrait, Portrait de Cézanne, Portrait du peintre, Selbstbildnis, Zelfportret. Les trois autres – dont celui que le catalogue place en premier – ajoutent une seule chose, et tous la même : le fond rose. Pour un tableau où figure le visage du peintre, ce qui le distingue le plus est donc son mur. Le catalogue le cite parmi les motifs comme un papier peint.
La seule tête nue des trois
Sur ce rayon, il y a trois visages du peintre, et celui-ci est le seul sans couvre-chef. L’autre est l’Autoportrait au chapeau de paille de 1878 et 1879, et le troisième l’Autoportrait au chapeau mou de 1894. Ici, vers 1875, il n’y a ni paille ni feutre – on voit le haut crâne, et c’est pourquoi le visage paraît plus âgé qu’il ne l’était : le peintre avait alors trente-six ans.
Invisible jusqu’en 2007
La toile est restée presque tout son temps dans des mains privées. Le catalogue indique un parcours depuis le collectionneur Auguste Pellerin, par les époux Lecomte, une collection privée suisse, la galerie Beyeler de Bâle et Philippe Meyer – et ce n’est qu’en 2007 que le musée d’Orsay l’a reprise. Elle fut rarement exposée au public ; le catalogue la note entre autres au Salon d’automne de Paris en 1907, sous le numéro 22, comme prêt de Pellerin.
Côté couleur, le tableau repose sur une seule paire d’opposés : le mur chaud rose brique et la veste presque noire, entre lesquels se détachent le crâne clair et les formes crème du papier peint. Le contraste étant si simple, il agit même à distance et supporte un mur d’une couleur plus forte. Comme la toile est verticale, la plus petite dimension commence à 42 x 50 cm, et la plus grande mesure 152 x 180 cm. Nous tendons aussi les dimensions situées entre celles indiquées en dimension sur mesure, et notre application 3D montre l’effet encadré ; le châssis est en bois. Le châssis est en bois. De la même collection parisienne, il y a aussi parmi nos tableaux à l’huile sur toile Nature morte à la soupière.
- Sujet : Autoportrait sur fond rose, Paul Cézanne, vers 1875, musée d’Orsay, Paris
- Technique : tableau peint à la main, huile sur toile, reproduction
- Dimensions : 15 dimensions, et sur mesure si vous le souhaitez
- À savoir : sur les douze titres du catalogue, trois seulement mentionnent autre chose que le peintre – et tous les trois mentionnent le mur









































