Description
Te faaturuma – le premier Gauguin dans un musée américain
Une femme est assise par terre, les jambes croisées, en chemise blanche sans manches, et soutient son menton de la main droite. Elle a le regard baissé. Le sol est orange et occupe la plus grande partie de la toile. En bas à gauche gît un chapeau de paille à ruban rouge ; à droite se tiennent deux récipients sombres et un fruit vert. Derrière elle s’ouvre une surface vert clair où un homme chevauche un cheval, tandis qu’un chien noir est assis au bord. À droite se dresse une cloison sombre sculptée aux découpes claires. L’œuvre est conservée au Worcester Art Museum, dans le Massachusetts, sous le numéro d’inventaire 1921.186 ; elle date de 1891.
La première œuvre de Gauguin dans un musée américain
La notice du musée donne une information qui ne concerne pas ce tableau seulement comme image : lorsque le Worcester Art Museum l’a acquis en 1921, c’était la première œuvre de Gauguin à entrer dans un musée américain. Le tableau n’est donc pas seulement une toile tahitienne de la première période, mais aussi le point où ce peintre s’est retrouvé pour la première fois dans une collection publique de l’autre côté de l’Atlantique.
Edgar Degas l’a possédé avant
La notice indique aussi le propriétaire précédent. La toile appartenait au peintre Edgar Degas. Le musée remarque à ce propos que la pose du menton appuyé sur la paume est souvent associée à Degas. Le passage de l’œuvre en mains privées ressort de la liste des propriétaires : lors de la vente aux enchères du peintre en 1895 à Paris, la toile n’a pas été vendue et n’a changé de propriétaire qu’ensuite.
Ce que l’on voit par l’ouverture
Au fond s’ouvre une bande claire de verdure, qui fonctionne comme un second tableau, beaucoup plus lumineux, à l’intérieur du premier. Une petite figure y chevauche, et sur le seuil un chien est assis et regarde dans la même direction. Cette bande est la seule partie de la toile où l’espace a de la profondeur ; tout le reste est disposé sur le plan et placé tout contre le spectateur.
Des couleurs saturées qui ne sont pas naturelles
Le musée décrit les couleurs de cette toile comme très saturées et non naturelles. Le sol orange n’est pas la couleur observée du sol, mais une décision ; il en va de même du vert du dehors et du blanc de la chemise. C’est précisément cet écart entre l’observé et le peint qui donne au tableau sa tension tranquille, que la photographie n’a pas.
Peint à la main, touche après touche
Chez nous, les tableaux à l’huile sur toile sont réalisés exclusivement à la main, touche après touche. Sur ce motif, le plus exigeant est le sol orange : il est grand et uniforme, mais il ne doit pas devenir une surface peinte à plat, sinon il perd sa chaleur. Avant l’expédition, vous recevez une photo de l’œuvre terminée à valider. Chez nous, chaque tableau à l’huile sur toile est peint à neuf et jamais imprimé.
- Motif : femme assise sur un sol orange, au fond un cavalier et un chien.
- Technique : huile sur toile, orange et vert saturés.
- Dimensions : format vertical, de 30 x 40 cm à 150 x 200 cm ; les plus choisies sont 60 x 80 cm et 75 x 100 cm.
- À savoir : lors de son achat en 1921, premier Gauguin entré dans un musée américain.
De cette même année tahitienne, voyez aussi Faaturuma (La Mélancolique), Mata mua (Autrefois) et Deux Tahitiennes. Le musée indique la dimension en hauteur par largeur : 91,1 x 68,7 cm.









































