Description
Paul Gauguin – Trois Tahitiennes – reproduction peinte à la main
Trois femmes se tiennent côte à côte devant un large champ jaune ; aucune ne regarde vers nous. La toile a été réalisée en 1899 à Punaauia, à Tahiti, huile sur toile, 73,5 × 68 cm, et elle est conservée au musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg ; auparavant, elle était accrochée sur un mur de Moscou, chez le collectionneur Ivan Morozov. Chez nous, ces trois silhouettes renaissent sous le pinceau : une reproduction peinte à la main, à l’huile sur toile, sans impression. Le musée indique la mesure en hauteur par largeur : 68 × 73,5 cm. L’œuvre y est inventoriée sous le numéro ГЭ-7708.
Le titre parle du fond, non d’un événement
La dénomination elle-même est inhabituelle : le tableau porte le nom de son fond jaune, non de ce que font les femmes. Et en effet rien ne se passe – ni scène, ni récit, ni travail qu’elles accompliraient. Le jaune derrière elles n’est ni le ciel ni le sable ; c’est un champ de couleur continu et fermé, sur lequel flottent des buissons verts comme découpés et posés dessus. Gauguin ne peint pas ici un lieu mais une décision : la couleur peut être à elle-même sa propre raison d’être.
Trois femmes qui ne regardent pas
Les figures sont alignées, presque comme une frise, et chacune des trois est tournée sur elle-même. Celle de gauche penche la tête, celle du milieu baisse le regard, celle de droite appuie la main contre son visage et regarde vers le bas. Aucune ne croise notre regard. C’est un geste silencieux mais résolu du peintre : le spectateur est devant la scène, non dedans. Les couleurs des vêtements – violet, blanc, bleu profond – sont posées contre le jaune de telle sorte que chaque figure demeure seule en soi.
Punaauia, 1899
Le tableau a été peint à Punaauia, un village de la côte ouest de Tahiti où Gauguin vivait alors. La date 1899 est inscrite sur la toile même, près de la signature, dans le coin inférieur droit. Le parcours de l’œuvre a ensuite mené à Moscou, dans la collection d’Ivan Morozov, et de là à l’Ermitage, où elle se trouve aujourd’hui. Pour un tableau né sur une île au milieu du Pacifique, c’est un trajet étonnamment bref et étonnamment nordique.
Une reproduction peinte à la main pour votre intérieur
Le jaune et le format presque carré expliquent que ce tableau tienne bien sa place même là où une toile allongée ne fonctionnerait pas. Nous le peignons en huit dimensions ; la plus proche de l’original est 74 × 68 cm, et pour un mur plus grand on choisit souvent 110 × 100 cm. De la même année 1899 date Maternité (Femmes au bord de la mer) – encore trois femmes, mais placées dans l’espace plutôt que sur la couleur ; Arearea montre le même usage de l’aplat, et Nevermore une figure tahitienne dans un espace clos.
- Sujet : Trois Tahitiennes, Paul Gauguin, 1899, Punaauia, Tahiti
- Technique : tableau peint à la main sur toile, huile sur toile, reproduction – jamais imprimée
- Original : 73,5 × 68 cm, musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg, auparavant collection d’Ivan Morozov
- Bon à savoir : le tableau porte le nom de son fond – l’aplat jaune en est le véritable sujet









































