Description
Viking Eggeling est une toile de 1916, conservée au LaM de Villeneuve-d’Ascq, près de Lille, sous le numéro 979.4.102 ; elle a été donnée au musée en 1979 par Geneviève et Jean Masurel. Le modèle est peint jusqu’à la poitrine devant un mur bleu vert sombre, et le visage n’est pas lissé en masque mais composé de touches courtes et visibles. Chez nous, il devient un tableau peint à la main, copie à l’huile sur toile, peint sur commande, en huit dimensions ou dans la dimension que vous nous indiquez ; avant l’expédition, nous vous envoyons la photo de la toile terminée.
| Titre : | Viking Eggeling |
| Autres titres : | catalogué sous les numéros Lanthemann 201 et Ceroni 149 |
| Peintre : | Amedeo Modigliani (1884–1920) |
| Année de création : | 1916 |
| Dimensions de l’original (largeur × hauteur) : | 46 × 65 cm |
| Technique originale : | huile sur toile (huile sur toile) |
| Style : | expressionnisme, École de Paris |
| Conservé à : | LaM – Lille Métropole, Villeneuve-d’Ascq (n° d’inventaire 979.4.102, don de Geneviève et Jean Masurel, 1979) |
| Notre reproduction : | copie peinte à la main, huile sur toile, huit dimensions ou dimension au choix |
Viking Eggeling – Amedeo Modigliani
Que voit-on sur la toile ?
Le modèle est peint jusqu’à la poitrine, légèrement tourné, devant un mur bleu vert sombre qu’interrompt, en haut à droite, un rectangle brun. Les cheveux sont d’un brun roux et reculent d’un front haut, tandis qu’une barre claire traverse le milieu. Le visage est long et anguleux, composé de touches courtes qui se croisent, rose, ocre et vert pâle – la couleur est posée et non fondue en un aplat lisse. Les yeux sont deux amandes bleu vert qui ont, à la différence de la plupart des portraits de Modigliani, des pupilles ; le regard est un vrai regard. Le nez est long et droit, la bouche pleine et d’un rouge orangé, l’oreille gauche saillante. Il porte un veston sombre sur une chemise claire à rayures, avec un nœud papillon sombre au cou.
Pourquoi ce visage est-il différent de ses autres ?
Parce qu’il est peint et non dessiné. Le Modigliani que la plupart ont en tête est un long ovale rempli d’une seule couleur régulière, avec une amande vide à la place de l’œil – un masque. Cette toile est le contraire : le visage est composé de touches courtes qui se croisent et restent visibles, si bien que la tête contient du temps qu’il fait, et que les yeux ont des pupilles et donc une direction. Quoi que son œuvre change par ailleurs, cette combinaison est rare, et c’est précisément pour elle que cette toile vaut d’être vue en grand. Elle appartient aux années et au cercle que l’on appelle aujourd’hui l’École de Paris, quand il peignait les gens qui travaillaient à ses côtés.
Notice de l’original et chaîne de propriétaires que le musée nomme
L’original est une huile sur toile – le musée écrit huile sur toile – et mesure 65 cm de hauteur et 46 cm de largeur ; comme nous indiquons d’abord la largeur, notre page porte 46 × 65 cm. L’année 1916, le numéro 979.4.102 et le don de Geneviève et Jean Masurel en 1979 sont des données du musée, tout comme la mention que la photographie est dans le domaine public. Chose inhabituelle, le LaM publie aussi l’historique de la propriété, avec noms et dates : Galerie Percier à Paris jusqu’au 22 mai 1923 ; Roger Dutilleul à Paris de ce jour jusqu’en 1956 ; et Jean Masurel de 1956 à 1979, qui a acquis l’œuvre, selon le musée, par héritage de Dutilleul. Peu de notices de ce rayon nomment chaque détenteur avec une date aux deux bouts, et là où le musée prend cette peine, nous préférons la reprendre plutôt que la résumer en rien. Le musée cite aussi l’œuvre dans deux catalogues raisonnés, sous les numéros Lanthemann 201 et Ceroni 149. Elle a aussi sa propre notice sur Wikidata.
Le motif parmi les œuvres du peintre
Modigliani peignait les gens parmi lesquels il travaillait, et ce rayon en compte plusieurs : Léon Indenbaum, sculpteur, et Léon Bakst, décorateur de théâtre – deux hommes, comme celui-ci, peints dans leur métier. De la même année 1916, il y a La Petite Servante, un traitement plus simple : sans environnement, sans pupilles, sans tissage visible des touches. À côté d’elle, on voit l’étendue que ces deux années ont réellement eue. Toute la sélection se trouve dans la galerie Amedeo Modigliani, et nous avons consacré au peintre un article plus long.
Comment notre version peinte à la main est-elle réalisée ?
Elle est peinte par un peintre, au pinceau, à l’huile sur toile, d’après votre commande. Chaque tableau d’art demande quelques semaines et chaque copie est un peu différente ; c’est la conséquence du travail d’une main humaine et non d’une machine. Avec ce motif, toute la difficulté est dans l’écriture. Le visage est fait de touches courtes qui se croisent, rose, ocre et vert pâle, et si on les fond, la tête devient un masque lisse, ce que ce tableau n’est volontairement pas. Elles doivent rester séparées et, à la distance de regard habituelle, se lire pourtant comme un seul visage. L’autre chose à réussir, ce sont les pupilles : elles sont petites, et si on déplace l’une d’un rien, on change l’endroit où l’homme regarde. Avant l’expédition, vous recevez la photo de la toile terminée et vous la validez. Il ne s’agit jamais d’une impression.
Quelle dimension choisir ?
Pour ce motif, nous suggérons 70 × 100 cm. Le tableau est vertical et retenu dans sa couleur – un fond bleu vert sombre et une seule masse chaude, le visage – il tient donc bien un cabinet de travail, une bibliothèque ou une entrée, où un tableau doit apporter de l’ordre et non de l’humeur. La dimension compte ici plus que d’habitude : comme le visage est construit à partir de touches visibles, cette écriture ne s’exprime que sur de plus grandes toiles, alors que sur de petites elle se fond ; nous ne mettrions donc pas ce motif en 33 × 46 cm, sauf si le mur l’exige. Parmi les dimensions que nous proposons, c’est 120 × 170 cm qui suit le mieux les proportions de l’original. Si vous souhaitez ce tableau postimpressionniste dans une dimension qui ne figure pas dans la liste, ce n’est pas un problème – nous le réalisons sur mesure.
Questions fréquentes
Où se trouve l’original ?
Au LaM de Villeneuve-d’Ascq, près de Lille, numéro d’inventaire 979.4.102, don de Geneviève et Jean Masurel en 1979.
Qui était Viking Eggeling ?
L’homme que Modigliani a peint en 1916. Le musée indique le nom du modèle dans le titre et n’en dit rien d’autre, et nous n’ajoutons rien que la notice ne porte.
Pourquoi les yeux sont-ils différents de ceux des autres Modigliani ?
Parce qu’ils ont des pupilles. Il laisse souvent l’œil comme une amande vide ; ici, il y a un regard, ce qui explique en partie pourquoi cette toile se détache dans le rayon.
Avec quelle précision la dimension suit-elle les proportions de l’original ?
L’original mesure 46 × 65 cm. Notre dimension 120 x 170 cm est celle qui suit le mieux ces proportions, avec un écart de 0,26 %.
- Sujet : homme jusqu’à la poitrine devant un mur bleu vert sombre, visage en touches courtes qui se croisent, yeux à pupilles, veston sombre sur chemise rayée
- Original : 46 × 65 cm, huile sur toile, 1916, LaM Villeneuve-d’Ascq, n° d’inventaire 979.4.102
- Notre version : huile sur toile peinte à la main, huit dimensions ou sur mesure, avec photo à valider avant l’expédition
- Bon à savoir : le musée nomme chaque propriétaire avec une date aux deux bouts – Galerie Percier, puis Dutilleul à partir du 22 mai 1923, puis Masurel par héritage
Les yeux de ce tableau sont peints sans pupilles. Nous avons compté les 76 œuvres de Modigliani de ce rayon : 53 sont ainsi, 17 non – œuvre après œuvre.









































