Description
| Titre : | La Jungle équatoriale |
| Autres titres : | The Equatorial Jungle (titre dans la collection de Washington) |
| Peintre : | Henri Rousseau (1844–1910) |
| Année de création : | 1909 |
| Dimensions de l’original : | 129,5 cm x 140,6 cm |
| Technique originale : | huile sur toile |
| Style : | art naïf (primitivisme), Paris après l’impressionnisme |
| Conservé à : | National Gallery of Art, Washington (n° d’inventaire 1963.10.213) |
| Notre reproduction : | huile sur toile peinte à la main, huit dimensions ou sur mesure à la demande |
La Jungle équatoriale (The Equatorial Jungle) – Henri Rousseau
La Jungle équatoriale est une toile verticale d’Henri Rousseau de 1909, où la forêt se referme en un mur de feuillage et ne laisse ouvert qu’un seul endroit lumineux dans la profondeur. L’original est conservé à la National Gallery of Art de Washington sous le numéro d’inventaire 1963.10.213, dans la collection de Chester Dale. Chez nous, il devient une reproduction peinte à la main à l’huile, sur toile, en huit dimensions de 50 x 55 cm à 150 x 160 cm ou sur mesure. Avant l’expédition, nous vous envoyons une photo de la toile terminée à valider.
Que voit-on sur la toile ?
La toile est verticale et remplie de végétation jusqu’au bord. Il n’y a pas un seul animal pour tenir la scène, ni d’événement qui vienne de se produire ; devant le spectateur se trouve à la place un dense rideau de feuilles, de branches et de troncs. Rousseau a construit la scène en couches : en bas de grandes feuilles aux contours nets, derrière elles une bande de troncs et de branches, tout au fond une ouverture plus claire par où tombe le soleil. C’est cette ouverture qui est le seul point du tableau à faire l’effet d’une profondeur ; tout le reste se tient tout près du spectateur. Qui s’attarde devant la toile commence à distinguer entre les feuilles de petites formes qu’il n’avait pas remarquées au premier regard. La couleur est posée en aplats, sans passages doux d’un ton vert à l’autre, et il y en a beaucoup dans le tableau : du vert contre du vert, séparé seulement par le contour.
Rousseau a-t-il jamais vu la jungle ?
Non. C’est la question que presque chaque spectateur se pose devant chacune de ses forêts, et la réponse est documentée : le peintre n’a jamais quitté la France, et ses jungles sont entièrement composées. Il observait les plantes au Jardin des Plantes à Paris, où poussaient dans les serres des espèces tropicales et, à côté d’elles, de simples plantes d’appartement. Il a peint les unes et les autres avec la même précision, et elles se côtoient sur la même toile. C’est pourquoi cette forêt est vraisemblable dans les détails, mais impossible dans son ensemble : chaque feuille est reconnaissable, mais les rapports entre les plantes ne sont pas ceux d’une vraie forêt tropicale. Le même procédé, poussé jusqu’au bout, se voit sur la toile Le Rêve.
Comment la profondeur est-elle construite sans perspective ?
Rousseau n’a pas utilisé la perspective atmosphérique. Les feuilles du fond sont aussi nettes et aussi fortes en couleur que celles de l’avant, si bien que le fourré se lit comme un mur et non comme un espace qui s’éloigne. Il a créé la profondeur par deux moyens : la taille, car les feuilles du premier plan sont plus grandes, et le chevauchement, car chaque couche cache en partie celle qui est derrière. Le résultat est une forêt qui paraît à la fois proche et sans fin. Cette décision n’est pas une maladresse, mais la manière par laquelle ces toiles se reconnaissent – et c’est grâce à elle que le tableau fait, sur un mur, l’effet d’un tissu qui s’étend sur toute la surface, non d’une fenêtre sur le lointain. Qui veut voir le même procédé dans une scène avec un animal peut regarder Tigre dans une tempête tropicale (Surpris !).
Pourquoi cette toile est-elle importante ?
Elle date de 1909, l’année avant la mort du peintre, et compte parmi les dernières grandes toiles de forêt qu’il a peintes. Il y a renoncé à l’événement dramatique : plus d’attaque, plus d’éclair, plus d’animal qui lutte pour sa vie. Il ne reste que la végétation et la lumière qui la traverse. Une partie des spectateurs tient précisément ces toiles tardives et calmes pour son sommet, d’autres préfèrent les scènes précoces avec des fauves ; les deux positions se défendent, et le tableau lui-même ne prend parti pour aucune. Le pôle opposé, plus bruyant, du même motif est montré dans Le Lion ayant faim se jette sur l’antilope.
Que signifie le tableau ?
Le tableau ne raconte pas d’histoire et n’essaie pas d’en raconter. Il n’a pas de héros, pas d’instant où quelque chose se déciderait, et c’est précisément pourquoi il retient le spectateur plus longtemps qu’une scène avec un événement clair. Ce qu’il offre, c’est un état : l’entrée dans un espace dense, silencieux, entièrement peuplé, dont la seule issue est la lumière au fond. Le sens que le tableau permet est donc plus une atmosphère qu’un message, et chaque spectateur le complète lui-même. Si vous y voyez la paix, c’est sa vérité ; si vous y voyez l’angoisse d’un espace clos, c’est aussi sa vérité.
Qui possédait ce tableau avant Washington ?
Le parcours de cette toile est consigné dans la collection qui la conserve aujourd’hui et il est exceptionnellement bien documenté. Du peintre, l’œuvre est passée au peintre parisien Robert Delaunay. La notice admet aussi qu’elle a été un temps chez le marchand Paul Guillaume. Elle a ensuite appartenu au marchand parisien Ambroise Vollard, qui l’a vendue en 1925 à Mrs Juliana Force ; celle-ci la lui a rendue la même année. Est venue ensuite la Galerie Étienne Bignou à Paris, qui a vendu la toile en 1928 au collectionneur new-yorkais Chester Dale. Avec son legs, l’œuvre est entrée en 1963 à la galerie de Washington, où elle se trouve encore. Là où la notice laisse une question ouverte, nous la laissons ouverte aussi.
Que signifie l’art naïf pour cette œuvre ?
L’art naïf est le nom donné à la peinture d’autodidactes qui n’ont pas fait d’études dans des ateliers académiques et qui ne suivaient pas leurs règles de perspective, d’ombre et d’anatomie. Rousseau était autodidacte et est resté jusqu’au bout en dehors de la tradition académique, tout en prenant la peinture très au sérieux. Sur cette toile, la naïveté se voit précisément en deux choses : dans la couleur à plat sans modelé et dans la perspective qui n’existe pas. Tout le reste est réfléchi – l’ordre des couches, la place de l’ouverture lumineuse, la taille des feuilles du premier plan. L’étiquette d’art naïf ne désigne donc pas ici l’ignorance, mais un style que l’on reconnaît au premier regard. Vous en saurez plus sur le parcours du peintre dans notre article sur le peintre.
Comment votre toile est-elle réalisée chez nous ?
Nous ne commençons la toile qu’après votre commande ; elle est peinte sur commande et tendue sur châssis dans notre atelier d’encadrement en Slovénie. Nous appliquons la peinture à l’huile sur la toile en couches, des feuilles plus grandes du bas vers l’ouverture lumineuse du fond, de sorte que les couches se lisent dans le même ordre que sur le tableau. Nous n’imprimons pas et n’utilisons aucune application mécanique ; une toile peinte à la main se distingue d’une impression au toucher, car l’épaisseur de la peinture se voit et se sent, et deux toiles ne sont jamais tout à fait identiques. Nous tendons la toile sur un châssis en bois et la préparons pour l’accrochage. Avant d’emballer le tableau, nous le photographions et nous vous envoyons la photo à valider ; ce n’est qu’ensuite qu’il part. Vous trouverez toute l’offre de ce peintre dans la galerie Henri Rousseau.
Quelle dimension pour quel mur ?
Huit dimensions sont disponibles : 50 x 55, 60 x 65, 70 x 80, 80 x 90, 90 x 100, 110 x 120, 130 x 141 et 150 x 160 cm. Comme il s’agit d’une toile verticale, elle demande de la hauteur et non de la largeur : elle convient bien à un mur étroit, entre une porte et un angle, ou à une entrée, où un motif horizontal n’aurait pas de place. Pour un salon, le choix le plus courant est 110 x 120 cm ou plus. En dessous de 60 x 65 cm, les petites formes entre les feuilles commencent à se fondre et la forêt perd ce qui mérite d’être regardé de près. La dimension 130 x 141 cm est particulière parce qu’elle correspond à la taille de l’original, arrondie au centimètre. Au-dessus d’un canapé, le tableau doit faire environ les deux tiers de la largeur du meuble ; au-dessus d’un lit, il doit être plus étroit que la tête de lit.
Comment commander des dimensions sur mesure, le châssis et le cadre ?
Vous commandez des dimensions sur mesure par la page tableau sur mesure, où vous indiquez la largeur et la hauteur souhaitées. Pour ce motif, le rapport des côtés compte : la forêt est construite en couches horizontales qui s’empilent de bas en haut, et si l’on étire fortement la toile en largeur, ces couches s’aplatissent. Pour les dimensions non standard, nous proposons donc de conserver le rapport de l’original et de n’adapter que la taille. La toile est toujours tendue sur un châssis en bois. Le cadre n’est pas compris dans le prix et vous le choisissez séparément ; sans cadre, le tableau est prêt à accrocher dès réception.
Comment se passent la livraison et la garantie ?
Nous livrons en France et dans la plupart des pays de l’UE. La toile voyage roulée dans un tube rigide ou tendue sur châssis, selon la dimension, toujours avec une protection. Nous garantissons que chacun de nos tableaux est peint à la main et que vous verrez la photo de l’œuvre terminée avant l’expédition ; si quelque chose sur la photo ne vous convient pas, nous retouchons le tableau avant qu’il ne quitte notre atelier d’encadrement. Ce motif est apprécié des acheteurs précisément pour sa verdure calme et dense, qui apaise la pièce même dans une grande dimension.
Questions fréquentes
Où se trouve l’original ?
À la National Gallery of Art de Washington, sous le numéro d’inventaire 1963.10.213. La notice indique l’année 1909, huile sur toile, et des dimensions de 140,6 x 129,5 cm.
Pourquoi n’y a-t-il aucun animal sur le tableau ?
Parce que c’est une toile tardive, dans laquelle le peintre a renoncé à l’événement. Dans ses autres scènes de forêt, il y a des fauves ; ici, c’est la forêt elle-même le seul héros.
La forêt du tableau est-elle un lieu réel ?
Non. Elle est composée de plantes que le peintre a vues dans les serres de Paris et sur des illustrations, assemblées en une scène qui n’existe pas dans la nature.
Est-ce une impression ?
Non. Chaque toile est peinte à la main, à la peinture à l’huile, sur commande. L’épaisseur de la peinture se voit et se sent, ce qu’une impression ne peut pas imiter.
Quelle dimension choisir ?
Pour un salon, 110 x 120 cm ou plus ; pour un mur étroit ou une entrée, 70 x 80 cm. Le format vertical demande de la hauteur, non de la largeur.
Puis-je avoir une dimension qui n’est pas dans la liste ?
Oui, nous réalisons les dimensions sur mesure sans supplément pour une taille non standard. Nous vous recommandons de conserver le rapport des côtés de l’original.
Quelle dimension est la plus proche de l’original ?
La dimension 130 x 141 cm, qui correspond aux dimensions de l’original arrondies au centimètre. L’original mesure 129,5 x 140,6 cm.
Comment le tableau est-il livré ?
Roulé dans un tube ou tendu sur châssis, avec un envoi suivi. Le délai de réalisation dépend de la dimension et nous le confirmons à la commande.
Que dit le tableau, en une phrase ?
Qu’on peut composer, à partir d’une serre parisienne, une forêt qui n’existe nulle part au monde, et que c’est précisément pour cela qu’il est difficile d’en détacher le regard.
L’original est-il à vendre ?
Non. L’œuvre appartient à la collection publique de la galerie de Washington et n’est pas à vendre ; nous n’indiquons pas sa valeur, faute de source.
Est-ce une bonne idée de cadeau ?
Une verdure calme est un choix apprécié pour un cadeau. Si vous préférez laisser le choix à la personne, un bon cadeau est disponible.
- Sujet : un dense fourré tropical en format vertical, avec une ouverture lumineuse au fond et sans animal isolé
- Original : 1909, huile sur toile, 129,5 x 140,6 cm, National Gallery of Art de Washington, n° d’inventaire 1963.10.213, collection Chester Dale
- Notre version : peinte à la main à l’huile, huit dimensions de 50 x 55 à 150 x 160 cm ou sur mesure, photo à valider avant l’expédition
- Bon à savoir : le peintre n’a jamais quitté la France – cette forêt est composée à partir des serres du jardin botanique de Paris









































