Description
Les Ermites est une œuvre d’Egon Schiele de 1912 : deux hommes en robes sombres, serrés si étroitement que leurs robes se fondent en une seule masse, se tiennent sur une bande de terre brune devant un fond pâle, avec en bas à gauche une petite fleur rouge. L’original est conservé au Leopold Museum de Vienne sous le numéro d’inventaire 466 ; il mesure 181 x 181 cm, un carré, et est signé et daté trois fois en bas à gauche. Chez nous, il devient un tableau peint à la main à l’huile, en quinze dimensions ou sur mesure, et une photo de l’œuvre terminée vous est envoyée à valider avant l’expédition.
| Titre : | Les Ermites |
| Autres titres : | Eremiten · Hermits |
| Peintre : | Egon Schiele (1890–1918) |
| Année de création : | 1912, signé et daté trois fois en bas à gauche « EGON SCHIELE 1912 » |
| Dimensions de l’original (largeur × hauteur) : | 181 cm x 181 cm (format carré) |
| Technique originale : | Huile sur toile |
| Style : | Expressionnisme |
| Conservé à : | Leopold Museum, Vienne (n° d’inventaire 466) |
| Notre reproduction : | huile sur toile peinte à la main, 15 dimensions de 50 x 50 cm à 200 x 200 cm ou dimension sur mesure |
Les Ermites – Egon Schiele
Qui est représenté sur le tableau ?
Deux hommes, dont un seul a un nom. La figure de gauche, à la tête baissée, est, selon la notice du Leopold Museum, un autoportrait : c’est le peintre autrichien Egon Schiele (1890–1918). La personne qui se tient derrière lui ne peut être déterminée avec certitude. Le musée avance trois possibilités : un autre autoportrait de Schiele, son mentor Gustav Klimt (1862–1918) ou son père Adolf. Il constate que cette question ouverte a suscité de nombreuses interprétations différentes du double portrait, et ne tranche pas entre elles. Nous non plus.
Que voit-on sur la toile ?
Deux figures, vues de face, serrées l’une contre l’autre. Leurs robes, presque noires avec des tons vert sombre et bruns, se fondent en une grande masse qui remplit le centre du carré du bord supérieur presque jusqu’au bord inférieur. L’homme de gauche penche la tête en avant et de côté, les yeux baissés. Sur la robe, à la hauteur de la taille, repose sa main aux doigts écartés, et à côté d’elle une autre main saisit l’étoffe. Derrière lui, à droite, une seconde tête, à demi cachée, se penche vers la sienne, avec un œil grand ouvert et une bande de petites fleurs multicolores dans les cheveux. Sur les manches se trouvent deux plaques de couleur : une petite, pâle, sur la main gauche et, sur l’épaule droite, un triangle plus grand de rouge, d’orange, de bleu et de jaune. En bas, un pied nu dépasse de la robe, et les deux hommes se tiennent sur une bande de terre brune posée en larges touches croisées. En bas à gauche, une fine tige à feuilles vertes porte de minuscules fleurs rouges, et à côté d’elle la signature est inscrite en lettres pâles dans la terre. Le fond est d’un gris brun moucheté, plus clair autour de la fleur et traversé de fines lignes blanches.
Pourquoi ce tableau est-il important ?
Pour trois raisons. La première est l’échelle : la toile mesure 181 cm dans chaque sens, et le musée décrit les deux hommes comme à peu près grandeur nature. La deuxième est que Schiele a lui-même expliqué l’œuvre. Dans une lettre à son collectionneur Carl Reininghaus (1857–1929), que cite le musée, il a écrit ce que les figures, les couleurs et même la fleur devaient dire. La troisième est le lien que le musée établit avec une autre œuvre de la même année, l’Autoportrait à la tête baissée : la notice de cette œuvre dit que la posture de la tête et le geste des doigts largement écartés se reflètent dans la figure de gauche de ce tableau.
Que signifie le tableau ?
C’est Schiele lui-même qui y a répondu, dans la lettre que cite le musée. Selon ses mots, il n’y a pas sur le tableau de ciel gris mais un monde en deuil dans lequel se meuvent les corps ; tout ce monde avec les figures devait représenter la fugacité de toute chose. La figure de gauche est celle qui s’incline devant un monde aussi grave. Les couleurs fanées sont voulues, et les figures sont conçues comme affaissées sur elles-mêmes – corps d’êtres lassés de la vie, mais corps d’êtres sensibles. Il demandait au spectateur de les voir comme un nuage de poussière qui voudrait s’élever mais doit s’effondrer, impuissant. Aux fleurs tressées en couronnes sur les deux têtes, censées paraître froides et éteintes, il a opposé une seule rose fanée qui exhale son innocence blanche : la petite fleur en bas à gauche.
D’où vient l’œuvre et que publie le musée ?
La notice en ligne du Leopold Museum, liée dans le tableau ci-dessus, répertorie l’œuvre sous le titre anglais Hermits et comporte une section de provenance qui cite dans l’ordre quatre propriétaires. Le dernier est la fondation privée Leopold Museum (Leopold Museum-Privatstiftung) de Vienne, qui détient le tableau depuis 1994 et le conserve sous le numéro d’inventaire 466. Parmi les sources, le musée cite le catalogue de Nirenstein de 1930, où l’œuvre porte le numéro 106. La notice ne contient aucune remarque sur une restitution ou une demande d’indemnisation. Les propriétaires antérieurs à la fondation sont indiqués dans la section ci-dessous.
Provenance
De la succession de Schiele (1918), le tableau est passé à Arthur Stemmer (Vienne/Londres, 1918–1953), puis à Rudolf Leopold (1953–1994) ; il se trouve aujourd’hui au Leopold Museum de Vienne.
Où situer cette œuvre parmi celles de Schiele ?
À côté d’autres tableaux où Schiele met deux figures ensemble. Deux tableaux de ce genre, comme l’indiquent déjà leurs titres, figurent dans notre sélection : Le Voyant de soi II (La Mort et l’homme) et Cardinal et nonne (Caresse). Nous peignons aussi Le Lyrique. L’ensemble de l’offre se trouve dans la galerie Egon Schiele, et notre article sur Egon Schiele en dit plus sur la vie de l’artiste.
Comment notre version peinte à la main est-elle réalisée ?
Chaque toile est peinte à l’huile par un peintre, touche après touche – pas une impression mécanique, mais une copie peinte à la main pour votre commande. Deux passages sont particulièrement exigeants ici. Le premier est la robe : de loin elle paraît noire, mais elle est construite de tons vert sombre, bruns et presque noirs ; si on la peint en un seul noir plat, les deux hommes deviennent une silhouette. Le second est le fond pâle aux fines lignes blanches, qui doit rester clair, mince et légèrement irrégulier – le monde en deuil de Schiele, non un mur vide. L’original est peint à l’huile sur toile, notre copie aussi. Une fois le tableau terminé, nous le photographions et vous envoyons la photo à valider ; ce n’est qu’ensuite qu’il part. Nous n’avons pas encore photographié cette œuvre ; nous ajouterons les photos à cette page dès que nous les aurons. Comme tout tableau d’art de notre offre, il peut être tendu sur un châssis en bois ; vous le choisissez avec l’option Châssis.
Quelle dimension pour quel mur ?
En bref : un grand carré sombre demande le centre du mur et de l’espace autour de lui. Aucune de nos dimensions ne correspond à l’original, qui mesure 181 x 181 cm. La plus proche est 170 x 170 cm, qui est 11 cm plus étroite et 11 cm moins haute ; la suivante, plus grande, est notre plus grande dimension, 200 x 200 cm, 19 cm plus large et 19 cm plus haute. Les quinze dimensions sont toutes carrées, comme l’œuvre ; vous ne choisissez donc que la taille, pas la forme. Pour un couloir ou à côté d’un lit, 50 x 50 cm ou 60 x 60 cm conviennent, au-dessus d’une commode ou d’un bureau 70 x 70 cm ou 80 x 80 cm, dans un salon au-dessus du canapé 100 x 100 cm ou 120 x 120 cm, et pour un grand mur, une cage d’escalier ou une pièce haute de plafond 150 x 150 cm et plus. Les tableaux sur toile dans des tons aussi sombres demandent de la lumière et du recul : de quelques mètres, la robe se lit comme une seule masse. Un tableau peint à la main s’accroche au mieux avec le centre à hauteur des yeux, environ 145 à 150 cm du sol ; au-dessus d’un canapé, 15 à 25 cm au-dessus du dossier.
Dimensions sur mesure, châssis et cadre
Si aucune des quinze dimensions ne convient à votre mur, nous peignons aussi l’œuvre sur mesure, y compris à la taille de l’original, 181 x 181 cm. Si vous choisissez OUI à l’option Châssis, la toile arrive tendue sur un châssis en bois, prête à accrocher. Notre application 3D sert uniquement au choix du cadre et ne montre pas l’œuvre sur votre mur ; la mise en situation sur votre mur est un service distinct. Le cadre se choisit séparément et ne fait pas obligatoirement partie de la commande.
Livraison et garantie
Nous peignons sur commande et livrons en France et dans la plupart des pays de l’UE. Avant l’expédition, vous recevez une photo de l’œuvre terminée à valider. Le délai de réalisation dépend de la dimension et de notre charge de travail. Notre politique de retour et de remboursement s’applique à chaque commande.
Questions fréquentes
Qui sont les deux hommes des Ermites ?
La figure de gauche, à la tête baissée, est, selon la notice du Leopold Museum, Schiele lui-même. L’homme derrière lui ne peut être reconnu avec certitude : le musée cite comme possibilités un autre autoportrait, le mentor de Schiele Gustav Klimt ou son père Adolf. Cette question ouverte a suscité de nombreuses interprétations différentes du double portrait.
Que signifie Les Ermites de Schiele ?
Schiele l’a expliqué lui-même, dans une lettre au collectionneur Carl Reininghaus : il n’y a pas sur le tableau de ciel gris mais un monde en deuil dans lequel se meuvent les corps, et tout ce monde devait représenter la fugacité de toute chose. Les figures sont affaissées sur elles-mêmes, corps d’êtres lassés de la vie mais sensibles. Aux couronnes sur leurs têtes, il a opposé une seule rose fanée, la petite fleur en bas à gauche.
Quand Schiele a-t-il peint Les Ermites ?
En 1912 ; la toile est signée et datée trois fois en bas à gauche. Dès le 27 février 1912, Schiele la défendait dans une lettre à Carl Reininghaus, qui critiquait la composition. Dans la même lettre, il écrivait que l’œuvre était née des expériences vécues après la mort de son père.
Où se trouve aujourd’hui Les Ermites ?
Au Leopold Museum de Vienne, sous le numéro d’inventaire 466. De la succession de Schiele, il est passé à Arthur Stemmer, en 1953 à Rudolf Leopold, et depuis 1994 il est conservé par la fondation privée Leopold Museum.
Eremiten est-il le même tableau que Les Ermites ?
Oui : Eremiten est le titre allemand de Schiele, et la notice anglaise du Leopold Museum répertorie la même toile sous le titre Hermits. C’est une œuvre carrée de 181 x 181 cm avec deux hommes à peu près grandeur nature, que Schiele appelle aussi « Eremiten » dans sa lettre à Reininghaus.
Est-ce une bonne idée de cadeau ?
Oui ; si vous hésitez sur la dimension, un bon cadeau est disponible.
- Sujet : deux hommes en robes sombres qui se fondent en un seul, celui de gauche est Schiele, en bas à gauche une petite fleur rouge.
- Original : 1912, huile sur toile, 181 x 181 cm, signé et daté trois fois en bas à gauche, Leopold Museum, Vienne, n° d’inventaire 466.
- Notre version : peinte à la main à l’huile, 15 dimensions carrées ou sur mesure, sur châssis au choix (Châssis : OUI).
- Bon à savoir : Schiele a décrit lui-même le tableau, dans une lettre à Carl Reininghaus que cite le musée.









































