Description
Port-en-Bessin, l’entrée du port date de 1888, quand Seurat a passé l’été dans un petit port normand. L’original mesure 65,1 x 54,9 centimètres, c’est une huile sur toile, et il est conservé à New York, au Museum of Modern Art, sous le numéro d’inventaire 126.1934. Chez nous, il devient un tableau peint à la main, en quatre dimensions ou sur mesure, et avant l’expédition nous vous envoyons pour validation une photo de l’œuvre terminée.
| Titre : | Port-en-Bessin, l’entrée du port |
| Autres titres : | Port-en-Bessin, L’avant-port, marée haute (1892, selon le musée : titre erroné) |
| Peintre : | Georges Seurat (Paris 1859–1891) |
| Année de création : | 1888 |
| Dimensions de l’original : | 65,1 cm x 54,9 cm |
| Technique originale : | Huile sur toile |
| Style : | Pointillisme, été normand de 1888 ; néo-impressionnisme |
| Conservé à : | The Museum of Modern Art, New York (n° d’inventaire 126.1934, collection Lillie P. Bliss, au musée depuis 1934) |
| Notre reproduction : | huile sur toile peinte à la main, 4 dimensions de 70 x 55 cm à 140 x 110 cm, sur mesure à la demande |
Port-en-Bessin, l’entrée du port – Georges Seurat
Que voit-on sur la toile – et que ne dit pas le musée ?
Le titre dit l’entrée du port. Port-en-Bessin est un petit port de pêche normand où Seurat a passé l’été 1888, et le musée date l’œuvre de la même année.
Il faut ici s’arrêter. Le Museum of Modern Art publie pour ce tableau un titre, une année, une technique, des dimensions, un mode d’acquisition, un département, des expositions et une chaîne de propriétaires – mais pas de description. C’est pourquoi nous ne décrivons pas non plus la scène plus en détail que ne le nomme le titre du musée. Cette page indiquait auparavant ce qui se trouve exactement au premier plan et où sont les voiliers ; nous n’avons pas pu l’étayer par la notice du musée, nous l’avons donc supprimé et nous disons ici pourquoi.
Ce que nous en savons par la méthode est sûr. Un tableau d’art de 1888 est né à un moment où le pointillisme est déjà pleinement formé : la couleur se tient en minuscules points qui ne se mêlent que dans l’œil du spectateur, et c’est pourquoi la lumière au-dessus de l’eau a cette valeur égale et calme. La technique pointilliste est la plus rigoureuse dans ces toiles de côte.
L’été 1888 en Normandie
Chaque été, Seurat partait vers le nord, à la mer, et en rapportait des toiles de côte. En 1888, il était à Port-en-Bessin ; le musée de Washington conserve une autre toile de ce même été.
Nous en avons plusieurs : Marine à Port-en-Bessin, Normandie vient du même port et de la même année, Bateaux à marée basse, Grandcamp vient de la côte où la mer de Seurat a commencé, et Soir, Honfleur vient du port normand, deux ans plus tôt.
Deux ans plus tard, il a fait de même au bord du chenal de Gravelines. Le Chenal de Gravelines, le soir est conservé par le même musée new-yorkais que ce tableau, Le Chenal de Gravelines, Grand Fort-Philippe par Londres, et Le Chenal de Gravelines, Petit Fort-Philippe par Indianapolis.
La chaîne des propriétaires, telle que le musée la publie
Le Museum of Modern Art range aussi ce tableau dans son projet de recherche sur la provenance et publie la chaîne complète des propriétaires avec sept notes. Puisqu’il la publie, nous la résumons ici – et tout ce qui suit est le relevé du musée, non notre conclusion.
Après la mort du peintre en 1891, le tableau se trouvait chez sa mère, Ernestine Seurat, à Paris. En 1899, il a été hérité par Léon Appert, le beau-frère du peintre, et en 1925 par son fils Maurice Appert. Il est donc resté un quart de siècle dans la famille.
Il a ensuite été acheté par le marchand parisien Étienne Bignou, puis, en 1926, par la maison londonienne Alexandre Reid & Lefevre. Ce nom, nous le rencontrons chez nous pour la troisième fois : dans les notices des musées des deux toiles de Gravelines, c’est la même maison londonienne qui apparaît.
1926–1934 : de Londres à New York, puis au musée
En décembre 1926, Reid & Lefevre et la maison new-yorkaise Knoedler & Co. se sont partagé le tableau. En 1927, Knoedler l’a vendu à Lillie P. Bliss à New York, et en 1934 il est entré au Museum of Modern Art avec sa collection. Depuis lors, le musée le répertorie comme collection Lillie P. Bliss.
Dans ses notes, le musée mentionne aussi les deux expositions de Londres et de New York de ces années : à la Lefevre Galleries en avril et mai 1926 et chez Knoedler en janvier 1927. Pour la seconde, il indique même le numéro de stock du marchand.
Nous donnons cet historique parce que l’institution qui conserve l’œuvre le publie elle-même. Le tableau que nous vendons sous forme de copie a derrière lui ce parcours, et il est juste que cela figure aussi ici.
Un titre que le musée lui-même déclare erroné
Le détail le plus intéressant de ce tableau est la note du musée. En 1892, un an après la mort de Seurat, le tableau a été exposé deux fois : au Salon des Indépendants à Paris sous le numéro 1100 et chez le groupe Les XX à Bruxelles sous le numéro 12. Les deux fois sous le titre Port-en-Bessin, L’avant-port, marée haute, et les deux fois prêté par la mère du peintre.
Le musée donne ce titre – et note à côté qu’il est erroné. Nous avons ainsi devant nous une institution qui publie une ancienne donnée et dit en même temps qu’elle ne tient pas. C’est exactement ce que nous faisons avec nos propres données.
C’est pourquoi nous indiquons cet ancien titre dans le tableau récapitulatif parmi les autres titres, avec l’année et l’avertissement du musée. Le néo-impressionnisme avait alors à peine quelques années et les titres des œuvres n’étaient pas encore fixés ; c’est précisément pourquoi c’est le catalogue du musée, et non l’étiquette d’exposition, qui fait foi.
Où le tableau a-t-il été exposé ?
Le musée a reconnu ce tableau sur les photographies de ses accrochages et publie une liste. En novembre et décembre 1929, il figurait à l’exposition Cezanne, Gauguin, Seurat, van Gogh ; de mai à octobre 1931, à l’exposition commémorative de la collection de feu Lillie P. Bliss ; au printemps 1958, à l’exposition Seurat Paintings and Drawings.
Suivent l’année 1964, l’accrochage Painting & Sculpture II entre 2004 et 2005, puis la salle 502, consacrée à Lillie P. Bliss, de l’automne 2021 au printemps 2023.
La première année de cette liste est antérieure à la propriété du musée. En novembre 1929, le tableau n’était pas encore celui du musée – il était encore le sien. Les deux mentions du musée ne divergent pas ici, elles se complètent, et toutes deux sont publiées. Aujourd’hui, le tableau n’est pas exposé ; le musée indique pour cette œuvre qu’elle n’est pas visible.
Comment notre version peinte à la main est-elle réalisée ?
À la main et au pinceau, jamais avec une imprimante. Notre peintre travaille à l’huile sur toile, et sur ce motif le plus difficile est de garder l’égalité : la scène est construite de calmes bandes horizontales, et si l’une d’elles s’anime, tout l’équilibre s’effondre. C’est pourquoi chaque copie peinte à la main est singulière et deux ne sont jamais tout à fait identiques.
Pour ce motif, nous n’avons pour l’instant aucune photo de l’œuvre terminée prise par nos soins. La prochaine fois que nous le peindrons, nous le photographierons et les clichés seront publiés sur cette page. D’ici là, ce qui vaut pour tous nos tableaux sur toile vaut ici aussi : avant l’expédition, vous recevez la photo de la toile précise qui est peinte pour vous, et la reproduction d’un tableau célèbre ne quitte notre atelier d’encadrement qu’une fois que vous l’avez validée.
Quelle dimension pour quel mur ?
L’original mesure 65,1 x 54,9 centimètres, donc d’abord la largeur puis la hauteur, comme nous indiquons les dimensions partout chez nous. Le format est horizontal et à peine allongé.
Pour cette œuvre, notre plus petite dimension se rapproche de l’original plus que pour toute autre chez nous : 70 x 55 cm est plus large de 4,9 centimètres et plus haut d’un seul millimètre. Ce n’est pas le même chiffre, c’est pourquoi nous ne l’appelons pas ainsi – c’est simplement une dimension qui s’ajuste presque exactement à ce tableau. Pour un salon, nous recommandons 100 x 80 ou 120 x 100 cm ; 140 x 110 cm, notre plus grande dimension, remplit un mur plus grand, sur lequel les points peuvent s’espacer et respirer.
Dimensions sur mesure, châssis et cadre
Si aucune des quatre dimensions ne convient à votre mur, nous peignons l’œuvre à vos mesures, jusqu’à 140 x 110 cm au plus, en conservant les proportions de l’original, pour que la scène ne soit jamais étirée : c’est notre tableau sur mesure. Vous pouvez commander le tableau sous trois formes : roulé, sans châssis ; tendu sur un châssis en bois de 2,5 cm et prêt à accrocher ; ou encadré. Vous choisissez la forme à la commande.
Le cadre se choisit dans notre application 3D. Dans une scène qui vit de bandes horizontales, un cadre large devient vite plus fort que le tableau : un cadre étroit et discret lui laisse la place. L’effet du tableau sur votre mur, notre service de mise en situation vous le montre.
Livraison et garantie
Chaque exemplaire est peint sur commande, la pose sur châssis et l’encadrement étant réalisés dans notre atelier d’encadrement en Slovénie ; comptez donc 15 à 45 jours, selon la dimension. Nous l’expédions sous la forme choisie à la commande – roulé, tendu sur châssis ou encadré –, protégé, en France et dans la plupart des pays de l’UE, sans frais de douane. Avant l’expédition, vous validez la photo, et chaque commande bénéficie de notre politique de retour. Toute l’offre de ce peintre se trouve dans la galerie Georges Seurat, et notre article sur Georges Seurat parle de son œuvre.
Questions fréquentes
Où se trouve l’original ?
À New York, au Museum of Modern Art, sous le numéro d’inventaire 126.1934. Il est entré au musée en 1934 avec la collection de Lillie P. Bliss.
De quelle année date-t-il ?
Le musée indique 1888 – une seule année, et c’est donc ainsi que nous l’écrivons aussi.
Quelle est la taille de l’original ?
Le musée indique 54,9 x 65,1 centimètres en hauteur et largeur, ce qui, dans notre notation largeur par hauteur, donne 65,1 x 54,9 cm.
Pourquoi ne décrivez-vous pas le tableau plus en détail ?
Parce que le musée n’en publie pas de description. Il publie un titre, une année, une technique, des dimensions, des expositions et une chaîne de propriétaires, mais pas de description, et nous n’en ajoutons donc pas non plus.
Le tableau est-il exposé ?
Non. Le musée indique pour cette œuvre qu’elle n’est actuellement pas visible, mais il publie la liste des expositions où elle a figuré.
Pourquoi un autre titre figure-t-il dans le tableau récapitulatif ?
Parce que le tableau a été exposé deux fois en 1892 sous le titre Port-en-Bessin, L’avant-port, marée haute. Le musée donne ce titre et note à côté qu’il est erroné.
Qui était Lillie P. Bliss ?
Une collectionneuse qui a acheté le tableau en 1927 ; il est entré au musée avec sa collection en 1934. Le musée a aussi une salle qui porte son nom.
Quelle dimension choisir ?
Pour un salon, 100 x 80 cm. La plus proche de l’original est 70 x 55 cm, qui est seulement de quelques centimètres plus large et d’un millimètre plus haute.
Puis-je avoir une dimension qui n’est pas dans la liste ?
Oui. Nous peignons à vos mesures, jusqu’à 140 x 110 cm au plus, en conservant le rapport des côtés de l’original.
S’agit-il d’une reproduction imprimée ?
Non. L’œuvre est peinte à la main avec des couleurs à l’huile ; les coups de pinceau se voient et se sentent au toucher, ce qu’aucune impression ne sait imiter.
Est-ce une bonne idée de cadeau ?
Oui. Le motif est calme et lumineux, il s’accorde donc à presque toutes les pièces. Si vous préférez laisser le choix à la personne, il existe un bon cadeau.
- Sujet : l’entrée du port de Port-en-Bessin, été normand de 1888
- Original : 65,1 x 54,9 cm, huile, Museum of Modern Art, New York (126.1934)
- Notre version : toile peinte à la main, quatre dimensions de 70 x 55 à 140 x 110 cm
- À savoir : le peintre français a peint plusieurs fois le même port – l’une de ces toiles est aussi chez nous









































