- Salle d’inspiration
Reproductions de tableaux de peintres célèbres
Vincent van Gogh
Peintre néerlandais, considéré comme l’un des plus grands postimpressionnistes. Il est connu pour ses couleurs saisissantes, sa touche appuyée et ses formes cernées d’un contour. Son œuvre a fortement influencé le développement de l’expressionnisme dans l’art moderne. L’art de Van Gogh n’est devenu populaire qu’après sa mort, surtout à la fin du XXe siècle, lorsque ses œuvres ont été vendues à des sommes record dans les salles de ventes du monde entier. Grâce en partie à l’abondance de ses lettres, Van Gogh reste aussi dans l’imaginaire collectif un artiste de génie, mal compris de son vivant.
Gustav Klimt
Après des études à l’École des arts décoratifs de Vienne, Gustav Klimt ouvre en 1883 son propre atelier, spécialisé dans la réalisation de fresques. Ses premières œuvres suivent le style classique de la peinture académique de la fin du XIXe siècle, comme le montrent ses peintures murales pour le Burgtheater de Vienne (1888) et pour l’escalier du Kunsthistorisches Museum.
Le style qui a fait la renommée de Klimt se forme en 1897. Il fonde la Sécession viennoise, un groupe de peintres qui s’opposent à l’art académique et pratiquent une technique plus décorative, proche de l’Art nouveau. Peu après, il peint trois fresques allégoriques pour le plafond du grand amphithéâtre de l’université de Vienne. Elles sont vivement critiquées pour leur symbolique érotique et leur pessimisme, et provoquent un tel scandale que les peintures sont refusées.
Ses fresques plus tardives, la Frise Beethoven et celles de la salle à manger du palais Stoclet à Bruxelles, se distinguent par un dessin linéaire précis et par un emploi audacieux et libre d’aplats décoratifs de couleur et de feuilles d’or. Parmi ses œuvres les plus abouties figurent Le Baiser (1908–09) et une série de portraits de grandes dames de la société viennoise, comme Fritza Riedler (1906) et Adele Bloch-Bauer I (1907). Il y traite la figure humaine sans ombre et accentue la sensualité luxuriante de la peau en l’entourant d’éléments décoratifs plats, très ornementaux et composés avec brio.
Claude Monet
Claude Monet (14 novembre 1840 – 5 décembre 1926) est le fondateur de la peinture impressionniste française, et le praticien le plus constant et le plus prolifique de la philosophie du mouvement : exprimer sa propre perception devant la nature. Le mot « impressionnisme » vient du titre de son tableau Impression, soleil levant.
La marque de l’œuvre de Monet est son attachement à l’impressionnisme et à ses principes : l’attention portée à la texture, à la lumière et à la touche. Son intérêt s’est déplacé du sujet – une barque, un paysage, une personne – vers la façon dont la couleur agit sur la toile. Son art cherche à saisir ce que voit l’œil et le changement continu du paysage selon le point de vue et la lumière. Cet engagement, né du désir de s’affranchir des règles rigides du Salon de Paris, a fini par s’imposer comme le style propre qui marque toute son œuvre.
Edgar Degas
« J’ai passé hier toute la journée dans l’atelier d’un drôle de peintre nommé Edgar Degas », écrit en 1874 dans son journal l’artiste parisien Edmond de Goncourt. « Parmi tous les sujets de la vie moderne, il a choisi les blanchisseuses et les danseuses… C’est le monde du rose et du blanc… le plus charmant prétexte pour employer des tons pâles et doux. »
Edgar Degas, alors âgé de 39 ans, allait peindre des danseuses jusqu’à la fin de sa carrière. « On m’appelle le peintre des danseuses », dira-t-il plus tard à un marchand d’art parisien. « On n’a jamais compris que mon intérêt principal pour les danseuses est de rendre le mouvement et de peindre de jolis vêtements. »
Degas a voulu changer l’image que l’on se faisait de lui, car ses propres mots expriment son amour de la grâce du dessin et du charme des couleurs. Étudiant, il rêvait de dessiner comme Raphaël et Michel-Ange ; plus tard, il a ravivé la tradition française du pastel, qui avait fleuri au XVIIIe siècle chez le maître Chardin. Mais comme ses contemporains Manet, Cézanne et les impressionnistes, il vivait à l’époque de la photographie et de l’électricité, et s’est tourné vers des aspects de la vie moderne : les bas-fonds, les maisons closes et les courses de chevaux. Les scènes de bain sont devenues un sujet apprécié, mais il a un jour comparé ses études, plus modernes, à celles de Rembrandt avec un esprit moqueur : « Il avait de la chance, ce Rembrandt ! », a-t-il dit. « Il a peint Suzanne au bain ; moi, je peins des femmes dans leur baquet. »
Paul Gauguin
Le style de Paul Gauguin a évolué au fil des années, mais bon nombre de ses œuvres majeures présentent les caractéristiques suivantes :
Une touche puissante
Paul Gauguin employait des coups de pinceau épais et marqués. Il ajoutait souvent de la cire à ses couleurs pour les rendre plus lisses.
Un emploi expressif de la couleur
À l’époque de son synthétisme, il peignait volontiers de vives zones de couleur cernées de contours épais et sombres. Ses tons sont devenus plus apaisés dans la dernière partie de sa vie.
Une toile de jute non préparée
Pendant ses années à Tahiti, Gauguin a surtout peint sur de la toile de jute non préparée, ou sur de la toile de sac. Avec ce matériau grossier, le tissage de l’étoffe reste visible à travers la peinture. Gauguin a probablement choisi ce support parce qu’il n’avait pas les moyens d’acheter une toile plus chère, mais il a constaté qu’il donnait à ses tableaux une texture qui renforçait l’esthétique recherchée.
Paul Cézanne
Le style moderne et la technique de Paul Cézanne étaient d’avant-garde, et ont donc été mal compris pendant de longues années. Même les autres grands peintres de son temps, les impressionnistes, méprisaient son style novateur. Après la première exposition impressionniste, nombre d’entre eux ont demandé qu’on interdise d’exposer avec lui aux expositions suivantes, tant ses compositions leur paraissaient controversées.
Cézanne travaillait avec des couches de peinture épaisses et des formes peu définies, et cherchait à tout simplifier en formes que l’on pouvait décomposer. Bien qu’il fût proche de l’impressionniste Camille Pissarro et influencé par lui dans la peinture en plein air, Cézanne n’était pas impressionniste. C’était un artiste très moderne, qui n’entrait dans aucune catégorie de style. Son style a été un précurseur du fauvisme et du cubisme.






























